Gamou de Taïba Niassène : la naissance de Baye Niass célébrée ce jeudi (15 rajab 1443)

Taiba Niassène est le point de convergence des « talibés Baye », ce jeudi 17 février 2022. En effet, des milliers de fidèles sont dans cette localité située dans département de Nioro (région de Kalack) pour commémorer la naissance (jeudi 15 rajab 1318/H) de Cheikh Al Islam Elhadji Ibrahima Niass dit Baye (1900-1975).

Les disciples de Baye Niass venus divers coins du Sénégal et de la diaspora vont célébrer l’anniversaire de la naissance de leur guide spirituel.

L’événement, initié au début des années 80, est une occasion pour les disciples, de revisiter la vie et l’œuvre de Baye Niass, « Borom Faydou bi ». Mais aussi, d’aborder d’autres aspects intéressants de l’islam et du monde contemporain.

La cérémonie officielle aura lieu en présence du Khalife général de la Fayda, Cheikh Mouhamadoul Mahy Ibrahima Niass, de Cheikh Baba Lamine, de l’Imam de la grande mosquée de Médina Baye Cheikh Tidiane Aliou Cissé, mais également une délégation de l’Etat et des autorités administratives.

Le cheikh Al-Islam El hadji Ibrahim ibn El hadji Abdoulaye Niasse, né en 1900 à Taïba Niassène et mort le 26 juillet 1975 à Londres, est un savant, maître soufi sénégalais, ainsi qu’un imam de la confrérie Tijaniyya.

Son premier ouvrage Rûh al adab, écrit à l’âge de 18 ans (Ibrahim Niasse écrit à la fin de son ouvrage qu’il avait 21 ans quand il rédigea son œuvre), ainsi qu’un traité de soufisme et de la voie Tijaniyya intitulé Kâshif al ilbas (1930) témoignent de ses connaissances ésotériques d’acquisition précoce.

Dès 1930, il se proclame héritier spirituel de Ahmed Tijani et obtient l’allégeance massive des disciples de son père ainsi que celle de nombreux cheikhs maures qu’il initie à la Tarbiyya (initiation mystique) dont le but est de parvenir à la maarifa (gnose), initiation qui marque la spécificité de sa branche de la Tijaniyya.

Toutefois son audience reste limitée jusqu’en 1937, année où il effectue son premier pélérinage à la Mecque et y rencontre l’émir de Kano (nord du Nigéria), Abdoulahi Bayero qui renouvelle son affiliation à la Tijaniyya auprès de lui et l’invite à Kano. Il y obtient l’adhésion de la majorité des oulémas de la Tijaniyya qui, dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, se font les moteurs de l’expansion de son mouvement dans toute l’Afrique de l’Ouest. À la mort de l’émir Abdoulahi Bayero en 1953, son fils Mouhamed Sanuss lui succède et renforce ses liens avec Ibrahim Niasse.

À la fin des années 1960, grâce à ses appuis politiques, le zèle de ses disciples nord-nigérians, son action éducative et le zèle de son prosélytisme, il se trouve à la tête d’une communauté transnationale de plusieurs millions de membres répartis entre le nord du Nigéria, lieu par excellence de son rayonnement, le Ghana, le Niger, le Togo, le Liberia, la Sierra Leone, le Tchad, le Cameroun, la Gambie, la Mauritanie et la région du Sine Saloum[1]. Au-delà de l’Afrique, de nos jours, on retrouve ce mouvement aux États-Unis, en Asie mais aussi dans les pays du Golfe.

En 1960, il est élu membre du Conseil supérieur de l’Organisation du Bien-être islamique au Caire, puis membre de l’Académie de Recherches de l’Université d’Al-Azhar, de la communauté des érudits en islamologie et du Conseil islamique supérieur de l’Algérie.

En 1962, il est promu vice-président du Congrès mondial islamique à Karachi ; il est élu membre de la Conférence générale de l’Académie de recherches islamiques sise au Caire.

En 1966, il participe à la conférence tenue à Accra sur le thème : « Le monde sans bombe atomique ». En 1969, il prend part à l’assemblée constituante de l’Association des Universités Islamiques à Fez et en devint membre du comité exécutif.

En 1971, l’Université Al-Azhar lui attribue le titre de « Cheikh Al Islam » (Guide de l’Islam).

Il fut, par ailleurs, le premier noir africain à présider la prière dans la prestigieuse mosquée d’Al-Azhar. Comme diplomate sénégalais, Baye Niass rencontre de grandes figures politiques telles que Gamal Abdel Nasser, président de l’Égypte et le panafricaniste Kwamé Nkrumah avec qui, il était très lié ou encore Mao Zedong. Baye Niass défendait la cause africaine sur les plus grandes tribunes du pays.

Sources: Klinfos et Wikipédia

 

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